Go Naked

03 mai 2012

* R.

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Ce soir j'ai dîné avec R.  (j'ai pas chômé).

Nous discutions depuis à peu prés deux mois. Textos et site. Pas tous les jours, par vagues.
Elle a été franche dés le départ et j'ai trouvé sa gène mignonne. Dans la journée je l'ai taquinée. De fil en aiguille elle a fini par se garer en bas de chez moi pour que je la suive dans un restaurant de mon choix.  Je n'avais rien d'autre à faire et il était peut être temps?

R. n'a pas grand chose à voir avec une femme. Mais elle a une prestance agréable et sécurisante. En quelques secondes j'ai su que personne ne m'emmerderai.
Elle "assure". En tout cas, c'est comme ça qu'elle s'est présentée à moi.
Un gros bras avec le siège bébé à l'arriere.

Tenue droite, regard franc, ton assuré. Critique et drôle. De confession juive, végétarienne, non fumeuse, qui met beaucoup de gel. Elle porte le jean basquette, dégage une grande force physique et un caractère volontaire. Elle aborde le monde de front, c'est son coté masculin. Elle couve ceux qu'elle aime, c'est son coté féminin. L'unique pour le moment.

Je n'ai rien contre les femme-hommes, ou homme-femmes. Je prends assez les choses comme elles viennent et je m'adapte facilement. Quand c'est assumé (et pas plouc, pardon) ça me va.  La plupart des nanas à vernis que j'ai pu croiser dernièrement n'ont eu que leurs soucis à me poser sur les épaules. ET de toute façon n'ai pas de critères.

R. est galant(e). Elle paye le resto, attend que vous soyez à la porte de chez vous pour partir, vous permet de fumer dans sa voiture non fumeur parce qu'il fait frais dehors (je ne le fais pas, il ne fait pas -10 non plus). R. est maman et vit avec une femme depuis 15 ans. Et je la conforte, "pas la peine de briser ce que tu construis. Je comprends que tu puisses aimer ta femme et ta fille. ça t'apartient". Du coup les choses sont détendues, alors elle me fait rire. Et puis elle cherche à comprendre, elle a des questions et jamais ne se détourne de vos réponses. Et ça pardon mais ça fait plaisir.

Je l'ai touchée, 2 fois. Une fois en riant, une fois en lui disant au revoir. 20mn plus tard elle me disait le plaisir de sa soirée par texto.

Je ne suis pas sur un nuage. Je ne le serai pas demain de toute façon. Je me suis fait un déca, ouvert mon planning de la semaine, et avalé mes médocs.  Avec K. on a un peu discuté autour d'un join et je suis allé m'enfermer dans le bureau.

Je vais revoir R.  Comme ça.  Parce qu'elle me laisse le temps et ne me demande aucun compte. Pour le moment ...

J'ai discuté avec une femme de 54 ans, PA. perdue et plutôt bourrée le soir venu. Elle m'a brisée le coeur parce qu'elle ne voit plus ses enfants depuis son divorce il y a 5 ans. Pour une femme qui l'a quittée.  Je l'ai sentie flottante.

CA. m'a rappelé après une semaine de silence. Comme si de rien.
Elle a perdu sa femme et sa gamine il y a un mois. S'est jetée dans mes bras et m'a pleuré dessus 20mn dans mon bain. Il faudra que je parle d'elle.
Je ne sais pas si je vais la rappeler. La pauvre ... en même temps je n'ai pas de solution et dois penser à moi. Mais ce n'est pas très poli.

[Elle me dit : Dis pas de connerie, tu es très féminine]


 

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02 mai 2012

*Plus VOX que GAY en fait ...

 

 

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Je ne pense pas faire partie des gens qui plaisent comme ça d'un coup d'oeil.
Je ne suis pas dégueux non plus, mais ne vais pas vraiment vers les autres.
Je crois qu'il faut me connaître un peu. Je n'arrive pas à savoir quoi changer pour ça.

En autre barrière il y a le fait que je sois discrète et plutôt réservée. "Je n'ose pas" est une phrase souvent présente dans mes réflexions. Ne pas oser c'est un peu la torture que je m'impose par faiblesse, ou par délicatesse. A force je ne sais plus ou ça dépend.
Pourtant à part être ridicule je ne vois pas bien l'enjeu terrible qui me bloque. A part une peur chronique d'être intrusive ...

Autres barrières, uniquement de mon ressort. Je suis bêtement en plein cliché du "ça va me prendre du temps que je n'ai pas", bref faire une place. Ou encore "quelles emmerdes je vais me coltiner?" ... Je suis assez élitiste aussi. C'est plutôt navrant parfois. Je culpabilise de me dire "non elle est trop con", "non elle n'a aucune culture" ou "non elle ne s'interesse à rien".

On peut largement ajouter que je suis en froid avec ce corps abîmé, par la vie ou par moi même. Que ce soit dehors avec les marques et tous ces kilogs perdus. Ou dedans avec les maladies successives qui l'ont traversé. Anorexie moyenne, trachéite carabinée, une histoplasmose et un ulcère à l'estomac ... que je ne dois qu'au stress. L'un découlant de l'autre, puisque j'ai refusé de me reposer tout ce début d'année.

J'ai décidé de ne pas me laisser aigrir par le quotidien, les échecs, par moi même aussi.
Alors je vais vers les nanas. Je prends contacte. J'essaye avec mes données, références et efforts.  Je me dis que je n'ai rien contre bousculer mes habitudes, que mon esprit doit rester clément et ouvert. Que la curiosité et la politesse doivent primer sur le jugement, les craintes personnelles et le doute.

Du coup, je dis un petit Merde. Et vais coucher ici les rencontres que je fais. Les personnalités que je croise. Les mots que je lis parfois sur mon écran. Les obstacles et les portraits de ces nanas qui cherchent l'autre autant qu'elles se cherchent pour la plupart.

J'ai décidé de raconter ça au fil des rencontres, en essayant de rester respectueuse ...

 

[ Elle me dit : "J'ai apprécié discuter avec toi, parce que tu m'as donné l'envie d'être meilleure"]

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02 mars 2012

*Happy Birthday

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Ce matin c'est mon anniversaire.
Je ne peux pas m'empêcher de penser à mon annif de l'an dernier. Forte, avec un horizon infini devant mes yeux, mes possibles. Parce que j'avais un genre d'aliée pas loin. Que je me sentais comprise et que mon travail social avançait, actif. Je m'ouvrais de jour en jour et l'effort n'était pas un souci. Et la petite carte faite main déchirée et jetée à la poubelle.

La femme aux mains chaudes m'a déposée chez moi.Nous ne nous étions pas revues depuis cette nuit là. Où je suis sortie de sa voiture à 3h du matin, plein quai de Neuilly. Puis seule, assise sur le bord de la route, jusque 6h, jusqu'aux oiseaux au dessus de ma tête. 10 euros en poche, pas de quoi rentrer. Pas de clefs. J'étais un peu comme si je sortais du ventre de ma mère.

En ouvrant sa voiture à 4h du matin dans ma rue tout à l'heure, j'ai su que je ne voudrai plus de ses paumes robustes sur moi. J'ai su en une seconde que mon univers changeait. Que je ne voulais plus que mes amitiés, relations, envies ne tiennent QU'à moi. J'ai su que ma place était ailleurs. Je me suis dis que j'étais un peu comme dans un ring. Soit j'attends le coup, soit je le donne. Et je n'ai pas beaucoup de force. J'ai tendu la joue, rien n'est venu, j'ai tranché.

Alors oui, c'est mon anniversaire et c'est un peu tragique parce que comme les fêtes, quoi que je fasse, je verrai les absents. J'ai beau travailler, faire des soins. rencontrer du monde, je reste perdue et grave en moi. Je me lèverai seule. Ce soir, demain. Et plus tard, je me lèverai avec cette incompréhension en moi. Être le sujet d'une haine. Que l'on ne peut comprendre. Et pour le coup, ne pas être là soi même pour l'autre. Les autres. Le monde entier.

C'est mon anniversaire et je n'ai trouvé que 2 personnes entre mon Facebook et mon annuaire que j'ai osé joindre. C'est mon anniversaire et une absence incroyable, inattendue me coupera le souffle. C'est mon anniversaire et je suis fatiguée de trouver le monde beau, les gens valables, l'effort d'ouverture utile.

C'est mon anniversaire et les seules choses qui me bottent aujourd'hui sont Photoshop et Big Bang Théorie.

 

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13 février 2012

*Mean

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Tof : Constip'

Le temps où je mettais mon réveil pour aller déjeuner là, voir Machin ou Bidule me paraît une autre vie. Comme très lointaine. Ces temps j'ai envie de m'éloigner définitivement. De partir vivre ailleurs. Quitter la région. Fuir. Je regarde les annonces. Me renseigne. Et puis je l'ai déjà fait, et j'ai perdu 5 ans de ma vie. Et je finis par me dire que ce n'est pas possible tout ça ...  

Il y a aussi la froideur de mes relations autour. La distance que je mets avec ma famille parce que je cache et n'aime pas mentir. Je ne m'aide pas beaucoup ...

Cette nuit j'ai rêvé que j'étais enceinte ... Je me suis réveillée plusieurs fois à grelotter dans ma sueur ... Une voix féminine me parlait tout le temps avec autorité.

Mes kilos perdus je les ai pris dans l'âme.
Je fantasme de marcher comme avant dans la rue. Libre de prendre le métro, le rer, le transilien. Arriver avec naturel et le sourire. L'ouverture à l'autre putain ce que c'est important. Putain ce que ça me manque et combien c'est difficile à retrouver chaque jour.
C'est ma principale cause de colère/peine.

Une pointe de pardon arrive en moi depuis hier, en pour parlé avec ma dignité.

[ J'entends à voix basse : ... Il n'y a que toi pour y voir autant de qualités, et celles-ci ...  ]




 

 

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09 février 2012

*Un demi moi

Daze
Tof : Constip'

 

J'ai passé 1h30 à parler de la défense des narcissiques. J'en suis sortie fatiguée avec une forte envie d'un Martini blanc que j'ai pris dans le coin de Beaubourg. Coin dont aucune ruelle ne manque à mon esprit mais que je n'avais pas vu depuis des mois. Un peu comme beaucoup de choses, de gens, d'actes, de pensées. Les lieux portent leurs souvenirs, ils serrent le ventre et on fini par regarder le bout de ses chaussures.

Les cartons s'enfilent. Les joins aussi. Les allers retour.
Là où je dors c'est le silence. Je vis dans mon lit. M'y endors au petit matin épuisée d'avoir regardé le plafond. D'écrire. De dessiner. De projeter. D'hésiter. Il ne s'agit pas de repenser sa vie, mais de la vivre désormais avec ça. La nuance est forte mais dans le fond change t'elle vraiment les choses?

J'ai eu vent, ouie dire. On se sent de me donner des nouvelles ... pire que rabaissantes. Je ne dis mot. je dis que je ne suis pas parfaite non plus. Je baisse les yeux. Ma poitrine fond sous l'acide. Mes aisselles glissent. Je fais bonne figure mais plus personne n'y croit.  Mais c'est aussi par ce biais que je comprends mieux les choses. Et le soir, je m'assieds sur mon lit. Je fronce les sourcils. je me roule un join et je cherche. Je cherche l'animosité. d'où elle vient?. Quoi y faire?. Je ne vérifie rien à ce que l'on me dit. Je ne vais pas voir l'étalage que l'on m'étale. Je ne prends pas part aux choses. Je me plie physiquement. En moi je suis plombs, mais l'avenir leger. Parce que je sais prendre soin de moi, et que je sais qu'on ne me parlera plus de cette façon.

ALors je gonfle mes poumons. Je n'ai pas allumé mon pc de travail depuis 3 mois, ni Photoshop ... Cette nuit, je ne sais pas pourquoi, j'ai tenté. C'était bon. C'était mon chez moi. C'était loin. Mais je ne tiens pas longtemps.

Je n'ai plus de nouvelles de personne. Ma vie sociale a éclaté.
Il y a cette main chaude qui passe me voir en voiture et laisse le moteur tourner pour rester au chaud. Nous parlons. Regardons la neige tomber. Le soleil se lever. Buvons un café que je descends sur un plateau.
Je sais qu'elle est amoureuse au fond. Elle perd des fois ses moyens. Elle est empressée quand l'occasion de me plaire est là. Elle accepte trop de choses. Et moi, je ne suis plus disponible en moi. Parfois j'attends, parfois je soigne, parfois je hais. Qui voudrait de ça?. Et les jours sans tracas, j'ai en latence ce lancement entre les seins. Je suis encore un demi moi.

Mon seul moyen de trouver assez de souffle c'est de me dire que j'ai le libre choix. Que tous mes possibles sont là même si je ne les vois que mal. Je ne me projette pas dans la mort. Le chaos oui, parfois, mais pas la mort. Jours après jour mon amertume se forge. Le relief se fait entre mes sentiments, les confidences des autres et le fil de mes humeurs que je ne comprends pas encore non plus.

C'est difficile de ne plus croire en un proche en si peu de temps. A son avis, à ce qu'il pense. Et d'un coup se dire qu'on ne croit pas du tout que l'on est ce que l'autre nous renvoie ... Je ne sais pas, ça coince. J'ai tendance à penser comme elle parce que j'ai confiance ... je suis une merde.

[ Sa voix, la toute dernière fois a dit : "Je ne serai à tes cotés que si il s'agissait de vie ou de mort" / 11 Dèc. 2011 ]

 

 

 

 

 

 

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07 février 2012

*Awakening

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J'ai vu une photo de moi aujourd'hui. Je ris. J'ai les veines du cou gonflées tant je ris.
ça m'a choqué.

 

 

 

 

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30 janvier 2012

* Je suis le numéro 6

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 Il y a des jours où j'ai la prétention d'apporter un peu de lumière aux autres, mais là je ne l'ai pas.
Je fais mes cartons et pars revivre dans mon petit 2 pièces parisien. Je fais 50 kgs et n'ai pas fini la cicatrisation de mon palais artificiel.
Mais je mange presque tout aujourd'hui. Ce n'est plus douloureux. Je n'en profite pas vraiment pour sourire, mais quand ça arrive on me fait la remarque qu'il est très joli. Des gens qui ne savent pas. Je suis donc au cul de l'iceberg dans ce souci là. Le reste repose sur mon endurance et ça j'en ai.

Il me reste à retrouver ces murs et leurs fantômes. Les boutiques, le quartier, les bruits du hall. Repenser les choses, à court terme, j'y veille.
Enfermée pour enfermée je n'ai qu'à m'aménager un coin pour travailler. Un genre de boudoir geek. Me renflouer parce que c'est la merde. Me plonger dans mes bidouilles. Éviter de trop fumer. Penser à manger des pommes et boire du lait entier. Être régulière dans mes soins du soir ...  Rester bien ancrée dans le temps.

Ensuite il va me falloir recommencer un suivi kinesio proche de chez moi, parce qu'entre mon corps et moi le désaccord est total et je dois avoir le dessus en toutes circonstances. Une attention irréprochable. Et ça je le gère moyen. Un duel contre son propre corps c'est comme un duel contre l'univers tout entier. Se parler et écouter autrement. Je dois savoir le traiter avec amour mais lui parler avec fermeté ... C'est tout un truc. Et quand on me masse pour le moment il soupir énormément et profondément. Des soupirs longs et plus grands que mes poumons.

[ Elle chuchote: Je vois ton coeur battre au travers de ton t shirt ... ]
 


Le petit chien va me demander une attention sévère.
J'ai lu sur mon Facebook une phrase de Giono du genre "je me suis suicidé en légitime défense".
Et j'ai eu peur quand j'en ai avalé le sens. La phrase doit être belle, c'est tout.

[ Celle-ci me dit : C'est toi l'équilibre doux, réfléchi. C'est toi qui rend beau, poétise une idée. ça tu vois, c'est toi de vouloir voir les choses belles. C'est génial d'y arriver, mais ça te fout dedans ]



Je vais prendre un train dans pas longtemps. Je pars avec la clef d'une petite maison à flan de falaise face au Vercors. Pas de commerces, pas de wifi, à peine du réseau, au feu de cheminée.  Du fromage, un bon vin, un gros pull, un bouquin sur mon appareil photo. Isolement, silence et calme. J'ai envie de dessiner.

J'ai perdu l'action alors je flotte. Entre les soupirs et évènements il y a cette main chaude, plus large que la mienne, qui se pose souvent sur ma poitrine et s'attache à réveiller mon corps petit à petit. La pauvre elle aussi doit se confronter à lui. Alors nous parlons beaucoup, des heures, 14 heures et elle ne lâche pas ma poitrine. Elle aussi elle flotte.

[ Il me dit : Sur le sternum tu vas le sentir, ça va piquer^^ ]
[ Je lui dis : Vas y crames moi ça ;) ]

 

 

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12 janvier 2012

* Du positif dans l'amertume

Bouddha et moi

 

Perdre un amour, même fou, ça plombe.
On en meurt tous et toutes. Et puis on a des relations pansements, une vie évaporée, une enclume à l'âme.

Perdre une amie, un genre de soeur, je ne sais pas bien quoi y faire.
Me jeter dans des bras pourquoi faire? Déglinguer ma vie dans quel but?
Je ne sais pas comment faire au final. Je n'ai jamais vécu ça et suis sans référence.
Toute ma vie est presque normale, il y a juste cette petite pointe et ces soupirs profonds depuis 3 mois.


Je me rends compte que je suis immensément blessée.
Et que j'ai une limite à ma tolérence.
Que je ne suis pas sans fond. 

Posté par constipulsive à 02:28 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]