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C'est parce que j'assimile les textes à des tableaux.
Des bouts vif, des passages,
Qui feront l'image.
Se complètent avec celle montée,
Posée à coté.
Pas le texte en entier.
Comme les pages de livres,
Que je photographie,
Garde en bagage.
Alors je m'interroge.
Griffonne et remanie,
A l'infini, la nuit.
Faire deux exemples.
Les punaiser.
Les digérer.
Attendre.
Attendre c'est l'ennui.

Ces journées,
Cette période,
Me servent à drainer.
Voir avec le temps,
Juger,
De ce qu'il me reste.
Si c'est important.
Si ça contribue à me poser,
A m'aider,
Dans ma vie seule d'abord.
A me reposer,
Dévisser les disponibilités,
Celles qui divisent.
Choisir, aussi.
J'attends un relief.

Trois mois,
Ce pied.
Me donne un air balancé,
Quand il est froid, gonflé,
Douloureux ou fatigué.
Parait que c'est classe une canne à la main.
Mais en dehors de mon seuil, quand je le dépasse,
Je n'en montre rien.
Je dois attendre,
Là aussi.
Attendre,
C'est chiant.

J'ai ressorti l'appareil,
J'improvise,
Apprivoise,
Mes heures oisives,
En récits, sans pareil.
Je ne vide pas ma carte,
La énième.
J'attends,
J'attends l'energie.
La mienne.