Go Naked

Coin secret d'une lesbienne trentenaire, parisienne, crue, timide, phobique sociale et bi polaire... Voilà, ça au moins, c'est dit!

16 septembre 2009

[ Home² ]

couloirs

"Ne te mets pas avec n'importe qui. Ne te mets pas dans n'importe quelle histoire. Ta fragilité et ta sensibilité peuvent donner au gens l'envie que tu leurs appartiennes."

Arpenter les couloirs du métro, avec tous ses organes ceintrés au dedans.
Garder son souffle, les jambes molles et les idées confuses.
Mettre un bon morceau de rock sur ses oreilles pour céder à la violence dans la tête.
Sortir les clefs et saluer le petit chien.

Et puis se servir un verre, se poser devant son ecran, et lacher tout.

Tout ce qu'on a retenu dans le ventre.

La peine n'est pas une jolie image d'angelot mélancolique. Qui touche.
Elle est faite de morve, de bave, de salé et de visage déformés. De décrépitude de l'esprit et de l'abandon du corps.

Rien de bien bandant.

Demain je vais au centre.

"Couloirs"
Photo: Constip'

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15 septembre 2009

[ Anecdotique² ]

17_mai_09

Et ce putain d'hiver qui est là. Comme si j'avais besoin d'un changement de plus. Fermer les fenêtres, mettre des chaussettes. Mais c'est surtout la lumière. La couleur de dehors qui pêche. Tout pousse à une autre période. Retour des doudounes et du cou enfoncé dans le col, les mains dans les poches qui jouent avec un vieux ticket. Bientôt. Les feuilles par terre, le clic du chauffage electrique. Sortir de la couette au reveil. Je le reconnais au silence dans la coure. Je vais faire quoi cet hiver? C'est flipant.

Pourtant j'adore le froid. C'est là qu'on trouve un meilleur cocon. Qu'on se blottit. Que la chaleur devient précieuse. Au lieu de ça, il n'y a personne dans la pièce à coté. Depuis combien de temps n'ai je pas toqué au mur? Le café n'est jamais fait. Tout est statique. Et je clope au bout de mon lit avant de mettre un pied sur le bordel de la moquette.

J'ai pris un marker et j'ai dessiné une mire flechée sur mon ventre. Vieux rituel qui occupe à faire n'importe quoi. Je ne peux pas faire tout le corps à cause du théâtre. Allez, encore six fois à faire la con, à jouer une comedie la tête ailleurs. Tu crois que j'ai joué comment toute la semaine dernière? Légère?

Je ne peux pas revenir à ce soir où je t'ai chopée entrain de bouquiner sur la marche du bar. Y avait encore une étincelle dans tes yeux. Une ouverture sur ton visage. Je ne sais même pas si je t'ai dit le plaisir que j'ai eu. Mon comportement, à chier. Une petite conne qui prend son dû. Qui se la pète avec un goût de "prends ça dans tes dents". Ta réponse à été immédiate, juste, et je ne l'ai pas volée. Je n'avais fourni aucun effort depuis une semaine. Quelle salope je fais. Mais quelle salope ...

Alors oui t'es dure, je t'ai toujours trouvée dure, séche, exigeante. A me mettre toujours une barre plus haute. A me secouer sur un ton de prof qui a trouvé sa propre lumière et qui voudrait me la coller dans les pattes. Ta lumière m'a souvent fait de l'ombre.
Je ne dis plus que tu es forte, parce qu'au fond ce n'est pas vrai. Tu batailles c'est tout. Tu batailles bien mieux que moi. Tu vas là où moi je baisse les bras. Du coup tu es toujours devant, avec cette idée degradante que tu dois me pousser pour être à la même hauteur que toi. C'est bien simple, dès que je t'ai connue, je me suis sentie comme un coureur de fond.

Dans le fond, ce que tu me disais était très juste. C'est encore une fois le ton ... La façon ... Les moyens qui me méttaient dans la situation du chiot dont on met la truffe dans sa merde pour lui faire comprendre. Ce n'est pas agréable. C'est humiliant et ça met ma deficience en relief sans arrêt.

J'ai passé un hiver, je m'en souviens trés bien à attendre que tu frappes à ma porte. Quand j'en étais encore à mettre en place des choses élémentaires d"hygiene, de rythme, de sérieux dans mon traitement. Quand tout était encore à l'arrache ici. Même pas besoin d'aller cliquer sur mon blog pour le retrouver, c'est en moi. Je ne vais pas me mentir, je le sais.

Mais y a quand même ce coté qui ne se plaind jamais pour rien. Ta fameuse lumière et toute cette energie que tu sais utiliser. Ta curiosité et ta sociabilité. Tout ce que je n'ai pas. Dois je faire sans? Mon Dieu la flipette ...

Concrêtement, c'est continuer d'aller voter, mais cliquer trés vite pour ne pas entendre les premières notes. Tu ne pourrais pas faire du rock festif merde? Et IlyIly qui se met en branle sur mes enceintes de pc qui me claque la gueule. "Prends ça à ton tour". Merde, j'aimerai être à l'hiver dernier, à Toulouse, insouciante à repeter. Je voyais devant. Pas tout, mais ça oui.

Concrêtement, c'est mon sens de l'observation qui me baffe pour chaques détails qui se mettent devant mes yeux, attaquent mon esprit. Je remarque tout. C'est insuportable.
Concrêtement, est ce que je dois fuir? Quoi, encore?

Alors bien sûr autour de moi y en a pas mal qui me disent que c'est mieux pour moi. Que j'ai besoin de souffler un peu. Que je n'ai pas besoin d'un mentor. Mais ils n'ont pas vu. Pas tout. Ils n'ont pas supporté mon état à ce moment là. Ils ne voient pas le chemin parcouru. Je sais que tout ça n'est pas faux, mais pas vrai non plus. Je n'ai pas de parti pris. ça m'aiderait.

D'un autre coté, c'est à moi que tu racontes ton quotidien. Habitude? Je t'ai en cam deux fois par jour, je t'accompagne à tes repas. Je reçois tes textos qui me parlent de tes repetes. De tes soucis. Et je te vois si souvent pleurer que ça m'appelle tout le bide. Je te vois avoir peur toi aussi. Mais est ce que ça va durer cette proximité?

Je ne l'ai pas encore dit à tout le monde. Même ma meilleure amie n'est pas au courant. Je ne sais pas comment aborder la chose. Commencer par "pffff" et me plaindre d'une chose auquelle j'ai activement participé. Ou dire tout simplement "J'ai merdé", ce qui au final, etonnerait moins j'en suis sûre.

Je suis changeante, comme le temps en ce moment. Changeante sans aimer les changements. C'est pas être compliquée ça? Beaucoup trop pour toi j'en conviens. Déjà que pour moi .... Je te vois ce soir mais je me doute bien que je ne vais pas parler de tout ça. Par peur de flancher. De me tourner au ridicule. Je suis (trop) digne, regarde ma réaction de merde y a pas long. Tellement digne que le ridicule me tue.

Mais te demander encore pardon, oui. Et encore, même si tu me pardonnais, suis je prête à me pardonner moi? Ce n'est pas gagné. Je crois que je m'en veux plus que toi. Je m'en veux, de ce vent que je t'ai mis. Je me mets à ta place et ça me froisse le teint. Quelle ordure quand j'y pense.

Alors voilà, c'est bientôt l'automne, ma saison préférée. Je clope sans savoir si ce qu'il se passe autour de moi est un cap sérieux, ou si tout n'est qu'une énorme mascarade qui me pousserait presque au cynisme. Parce que, je l'avoue, je ne sais pas si je fais n'importe quoi ou si j'avance vers autre chose.

"17 mai 09"
Photo: Constip'

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[ Station ]

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T'es là, assise comme une conne qui ne saurait plus utiliser ses membres. La tête si retournée qu'on en est flou sois même. Les bras fourmillent de chaud et tout respire. Le moindre pore du corps te hurle dessus, et y a tellement de bruit qui s'agite dans le crane que les genoux se petent entre eux. Et la honte en enclume sur le dos, qui te revulse les yeux, te ronge la bouche avec un gout amer de dégout envers toi. C'est la merde d'être changeante et de ne pas avoir la faculté de réellement penser à ce qui est meilleur ou pas. J'ai fanfaroné, voulu montrer que MERDE je suis comme je suis et en un claquement de doigt venu de plus haut que moi, je me suis retrouvée dans une autre vie. Je me retourne histoire de voir ...

... Woaw!

Quand même, jsuis douée.
Très forte.
Je me suis sabotée toute seule.

Je reste à moitié complètement concentrée sur ce que j'ai à faire.
Deux semaines, c'est dans mes cordes.
Faut que je m'assume.
Je reste bien face à mes obligations.
Allez deux semaines.
Ensuite je lache tout!

"Rails"
Photo: Lola

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13 septembre 2009

[ Kermit ]

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Merci petite MatmorT

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[ Soir ]

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"Soir"
Gribouilli: Constip'

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12 septembre 2009

[ Place Ha Ha Ha ]

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Y a un truc qui revient souvent, c'est cette volonté de chacun à vous poser à une place dans leur vie. Une place bien definie.

En place pour l'une je suis l'ex, l'autre la maitresse, la meilleure amie, Une plage horaire, la pote, la confidente.

Mais je reste quelqu'un d'humain. Et je ne peux pas adherer à tout. J'ai aussi mon histoire. Mes envies et mes besoins.

Alors j'emmerde les places qu'on me donne parce que ça va bien cinq minutes. Y a des jours ou merde quoi, j'ai envie d'être moi avant la place qu'on m'a donné. Alors là, dans mon petit coin, je dis haut et fort (mais discretement)

Je vous emmerde avec ma place. Je voudrai qu'on me laisse libre. Et rien à faire, je ne peux pas toujours être là où on m'attend. Me place.

(oui faut que je change d'air un peu)

ps: Bon bein je ne m'acheterai pas le dernier Muse :/

"La place"
Gribouilli: Constip'

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10 septembre 2009

[ Ex ]

brain

Ex, c'est moche. Le mot est moche. Le statut est indéfini mais chargé de sens et de régles. Y a une limite dans le statut du mot Ex. Quand ce mot est posé, vous ne pouvez plus penser pareil. Voir de la même façon. Y a comme un filtre, un "attention à ce que tu dis, fais, pense, vois". Il y a des frontières qu'il faut prendre en compte. Des frontières qui stopent. A coté, il y a des possibilités qui s'ouvrent. Qui font étranges dans le corps. Comme se préparer, savoir pertinament qu'un jour il y aura la nouvelle copine autour du verre aussi.

J'ai toujours eu du mal avec ce statut. La ligne qu'il met en tête. Surtout quand c'est neuf. On est maladroit. On hésite. On ne sait pas son rôle. Le deguisement est mal porté. Quand c'est neuf, c'est synonyme de restriction. Une place définie en dessous, comme ça d'un coup, du jour au lendemain, alors qu'on est la même personne.

Et puis Ex dans ma tête, c'est une tribue. Difficile de mettre une nouvelle tête parmis les autres. Je vois ma tribue de toute une vie, j'ai envie de dire "mais qu'est ce que tu fous là dedans? Tu vois pas le souk et les connes là? Allez c'est pas un groupe pour toi".

Ex, ça sonne délavé, et je n'aime pas le pastel.

Tout juste la grenadine noyée dans une bière.

Bien sûr, il y a différentes classes d'ex. Y a les connes qui n'ont qu'un vague visage aprés les années, et celles qui sont encore humaines. Il faut un peu de temps pour que l'ex mute et prenne sa place dans un groupe ou un autre. Et ça on ne le gère qu'à moitié. Y a un esprit "Kinder".

Selon les raisons, le respect donné, la maturité des discours, l'ex peut devenir une affinité. C'est ce que je préfère, mais ce n'est pas donné à tout le monde. D'ailleurs, je ne m'embarrasse pas des ex. Je ne suis pas entourée d'ex. Souvent à cause d'un pseudo pouvoir qu'elles veulent sur mes faits et gestes. Y a des gens, une fois qu'ils sont "ex", qui ne vous laissent pas plus libre qu'avant.

La Duchesse à l'air de se débrouiller mieux que moi avec ce mot commun. Utilisé à tout va. Elle avance. Elle le nomme avec une legèreté déjà rodée. C'est un fait déjà planté dans son raisonnement. Dans ses membres, son coeur, sa tête, son affection. Elle sait déplacer ses pions. Et quelle assurance...

Moi, j'ai un esprit fouillis. Une accumulation permanente d'émotions vivaces que je me traine. Et je me fais mal aux changements. Il me faut toujours plus de temps que les autres. Il me faut du temps pour me poser avec quelq'un, et du temps pour m'en défaire. C'est comme ça. Alors je m'adapte coup sur coup. Et ne suis pas sûre de mon bon comportement. De ma place. De son poids ou de sa fonction.

Je me rassure en me disant que moi aussi, je suis l'ex d'autres. Je crois être une ex sympa. Qui ne déborde pas. Qui soutien. Ne prend pas trop de place. Par contre y a une chose ... Les nouvelles copines de mes ex ne m'aiment jamais.

Mais alors jamais.
Elles ont peur de moi. Se méfient.
Je me demande ce que mes ex ont à dire autant sur mon compte pour que leurs copines aient peur de moi comme ça.

"Brain"
Dessin: Constip'

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09 septembre 2009

[ Ressource Nocturne]

ressource_nocturne

Gribouilli: Constip'

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08 septembre 2009

[ En vrac ]

non

"Oui-Non"
Dessin: Constip'

+ En 2005 on m'a dit "si tu ne te respectes pas toi même, je ne vois pas comment tu vas me respecter". Je viens de comprendre.

+ Je me sens comme Ben Hur, sauf que mon char n'avance pas parce que dans toutes les personnes qui sont au bout de mes rennes, auncune ne va bien.

+ Je sens la journée "éponge qui boit mais ne dit rien" arriver ... Bon, vu l'heure, j'y suis déjà.

+ J'ai envie (encore) de stoper les neuroleptiques et le centre médico psy. Sauf que si je ne suis pas responsable vis à vis de moi même, il faut bien l'être vis à vis des autres pour éviter d'être un boulet, donc j'y vais. Mais en râlant.

+ Le courage de La Duchesse me manque un peu. D'ailleurs, j'en suis envieuse.

+ Je n'ai pas assez de bras pour serrer tous mes proches qui vont mal. Et comme je suis un peu handicapée des mots ...

+ J'ai fait une liste que ce que j'ai à faire. En conclusion je n'ai qu'une envie, me prélasser dans mon lit.

+ On a du monde cette semaine au théâtre, donc aucune chance d'y echapper.

+ Plus je vieillis, plus je ressemble à ma mère. Le coté catho-coincé-du-cul-enfermé en moins. Du coup je ressemble moins à mon père et jme dis que c'est pas un mal.

+ Faudrait que je finisse cette peinture qui fout le bordel dans mon salon.

+ C'est une journée où je vais beaucoup dire non je crois.

+ (soupir).

Messages personnels:

- Toi, lache l'affaire.

- Toi, defends toi, tu vaux mieux que ça.

- Toi, je vais te serrer fort contre moi pour te donner des forces.

- Toi, craches leur dessus! Je t'aide si tu veux.

- Toi, courage. Tu n'en es qu'au début de ta vie ptit bidule. Profite.

- Toi, je te vois demain, j'en suis ravie.

- Toi, non je ne réponds pas à certains mails c'est vrai. C'est comme ça.

- Toi, courage.

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07 septembre 2009

[ Apparté ]

post_it

Au nombre de pensées qu'on a pour moi, via textos, mails, messages. Aux silences partagés, les yeux dans les yeux parfois. A la façon qu'ont certains me prendre dans leurs bras, de me tenir la main. Jusqu'à la tape dans le dos aprés une bonne vanne ... Aux petits noms qu'on me donne, plein, tous différents. Aux sourires qu'on me tend, m'offre, échange.

On m'aime.

Si il y a bien un domaine où je ne me plains jamais, c'est bien celui là.

On m'aime.

Alors je m'étire. Tire sur ma clope. Enfile un Tshirt et ouvre un paquet de café.
Je souris.

Le temps où je ne sortais plus. De ma desociabilisation, est terminé.
Bien sûr j'ai du mal dans les rues blindées. Oui je flipe des soirées remplies d'inconnus. Ok j'évite certaines situations évidentes pour la plupart. Et je n'ouvre toujours pas ma boite aux lettres. Mais je ne suis plus desociabilisée.

Et je souris encore.
Parce que je ne le dois qu'à moi.

"Post it"
Photo: Constip

Posté par constipulsive à 14:11 - Mon coté Psycho. - Commentaires [4] - Permalien [#]
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