Go Naked

Coin secret d'une lesbienne trentenaire, parisienne, crue, timide, phobique sociale et bi polaire... Voilà, ça au moins, c'est dit!

15 octobre 2009

[ Sevrage et Libèrté ]

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Pour me prendre en main, j'ai décidé un sevrage de Benzos. Cette merde de Valium que je boulotte dés les premiers tremblements de la moindre émotion. Attention, je ne fais pas ça à l'arrache, je réduis de moitié d'abord. Mais j'ai la volonté de perdre ce reflexe.

J'ai remarqué que certaines anxiétés venaient du manque. Je me suis vue comme une toxico. Prisonnière. J'angoisse, j'en prends deux, si je n'angoisse pas et que je n'en prends pas, j'angoisse par le manque. Absurde ...

Je ne le fais pas non plus sans surveillance. Le deal avec ma psy est que je fasse un peu de sport et que je sois plus présente au centre. Je suis pour. Motivée à voir devant.
J'ai aussi pas mal lu sur le sujet pour être sûre de na pas faire n'importe quoi avec mon corps, je suis tombée sur ce site qui m'a confirmé que je devais passer à autre chose de plus naturel : http://www.benzo.org.uk/freman/bzcha02.htm.

J'ai réduis il y a deux jours (agités mais tant pis, tout passe) et mon état de ce matin est une preuve que c'est franchement de la merde. Moite, idées confuses, envie de pleurer sans raison, je grelotte de froid les aisselles trempées de sueur, dents serrées. Crampes dans les pieds. Une vraie prison ce corps là.

En attendant que ça sorte de mon organisme (et du reflexe parce que des fois ça serait si facile d'en prendre juste un de plus ... ) je prends des bains pour me relaxer, parfois plusieurs dans la journée. Je ne m'agite pas trop pour éviter l'effet boule de neige. La lumiere du jour aussi, je sors plus souvent (même si les jambes tremblent, il faut). Je passe, même un court instant chez une amie qui vit à coté pour changer de cadre. Ne pas rester inactive pour ne pas laisser de terrain à l'angoisse, même avec les idées confuses il faut se forcer à se concentrer. Mais le sevrage d'une addiction à ses paliatifs bien connus : drogue, alcool ... Je me retiens. Je ne veux pas, je réduis tout.

Je vais passer de sales moments, mais c'est un mal pour un bien et mes émotions seront plus naturelles. J'ai vécu des années sans, je m'en souviens bien, il n'y a pas de raison que je ne puisse plus.

Pour ceux et celles qui sont tentés par la même démarche, je vous conseille vraiment ce site et d'en parler avec votre psy.

Je crève la, mais je sais que je vais respirer aprés.

 
"Valiums"

Posté par constipulsive à 14:03 - Mon coté Psycho. - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

courage

Vraiment, bravo pour cette démarche, tu vois que tu peux entreprendre des tas de choses, je me repète mais j'suis fière de toi.
courage, le pire c'est maintenant...

Posté par pia, 15 octobre 2009 à 17:26

On ne se connait pas mais je te lis souvent et ce que tu écris me touche ; ça ne vaut que ce que ça vaut mais tous mes encouragements sont avec toi...

Posté par denma, 16 octobre 2009 à 21:54

AÏE

waouh, ça me rappelle quelque chose, bien du plaisir et vas-y tranquille. biz

Posté par SAI, 17 octobre 2009 à 02:08

Euh, o cas oû tu sais pas koi faire de tes stocks, je suis preneuse...

Posté par SAI, 17 octobre 2009 à 02:10

J'ai bien aimé le fait de retrouver des émotions naturelles. Le lien était très intéressant. Je suis de tout coeur avec toi et te comprends. Du courage, de la volonté... tu en as, pas de doute. :) Bisous

Posté par caro, 17 octobre 2009 à 02:44

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